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Anges pyrophores

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11 avril 2012

St Nicodème en Pluméliau

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L'opérateur depuis le haut du clocher porte le costume breton

 

A St Nicodème en Pluméliau la tradition de l’ange semble très ancienne. Alors que jusqu’à une époque récente il descendait le soir du premier samedi d’Août veille du pardon, c’est aujourd’hui après la messe du Dimanche qu’il vient allumer le feu. La personne qui actionne l’ange aura dû auparavant gravir 110 marches. Comme à Ste Noyale, du bétail enrubanné (on en signale plus de 60 têtes en 1840) était autrefois vendu aux enchères et jusqu’en 1930 il participait à la procession. Du beurre était vendu en pots le dernier dimanche de juillet, ce qui lui avait valu le nom de dimanche des pots. Le jour du pardon les hommes qui avaient laissé leur barbe pousser depuis une semaine se faisaient raser près de la fontaine. De jeunes femmes y vendaient leurs cheveux contre un mouchoir rouge ou du tissu servant à faire des tabliers, les coiffes dissimulant les cheveux coupés. La magnifique chapelle rivalise en beauté et en hauteur avec sa voisine de Guern.Le culte de St Nicodème a sans doute été apporté en Bretagne par les Croisés. On raconte que St Nicodème serait apparu à des habitants du village pour leur demander l’édification d’une chapelle.

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2009 l'ange descend pour la deuxième fois

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L'ange s'apprête à remonter au clocher

 

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2012 dans le clocher restauré, l'ange attend la de descendre

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11 avril 2012

Traditions disparues

Tradition disparues

 La Révolution sera fatale aux anges pyrophores de Notre Dame de Rostrenen, de St Jean du Bally à Lannion et à celui de Notre Dame de Guingamp où trois feux étaient allumés. Enfin, au début du XX me siècle, la date de 1925 est avancée lorsque la flèche de l'église s'est écroulée, mais ce n’est pas tout à fait certain, c’est l’ange (ou le dragon) de St Jean du Doigt qui n’apporte plus le feu. Ici l’ange montait depuis l’église pour aller allumer le feu de joie préparé en haut de la colline, alors que partout ailleurs il descend du clocher. Il avait provoqué en 1846 ou en 1851 un très grave accident : un jeune homme de Lanmeur qui s’était imprudemment appuyé sur le filin reçu de plein fouet le balancier de la fusée et perdit la vie.
              Etait-ce un ange, un dragon ou un serpent ? En 1760, il est dit " on fit partir des fusées dont une, surnommée le dragon, lancée sur une corde, alluma un feu de joie fait d'ajoncs secs et de fagots de bois "
                  En 1764, on parle d'un serpent pour allumer le feu la veille de la St Jean                             Jacques Cambry  en 1794, puis Emile Souvestre en 1836 mentionnent un ange partant du sommet du clocher                                                                                                            En 1838, l'Anglais Trollope parle d'une colombe.                                                              Pol de Courcy en 1864 décrit un dragon et la fumée de l'encens qui se mêle à celle de la poudre.                                                                                                                               En 1870, un pasteur brittanique Phillip Winter mentionne "une croix élevée à la mémoire d'un jeune homme tué il y a quinze ou seize ans par le contre poids de l'ange pyrophore"                                                                                                                                        C'est une " boite d'artifice  qui monte et descend depuis le feu de joie jusqu'au clocher  " qu'a pu voir Louis Thiercelin en 1894, il précise que cela se pdéroule vers les cinq heures de l'après-midi.                                                                                                                Anatole Le Braz en 1898 rapporte que monte  un dragon  vers le clocher de l'église, ajoutant qu'il pouvait rester en détresse, voire rebrousser chemin. L'ange précise t'il aurait été relégué au grenier suite à la suppression de la cérémonie de la veille au soir devenue par trop orgiastique.                                                                                                               L'ange sera encore visible durant de nombreuses années dans l'église, près des fonts baptismaux , il semblerait qu'il ait disparu lors de l'incendie du 5 Novembre 1955.

Nous avons entendu dire qu’au début du XX ème siècle des prêtres bretons avaient tenté d’implanter cette tradition à Clichy sous Bois au pardon de Notre Dame des Anges, fréquenté par de nombreux Bretons émigrés dans la région parisienne. L’ange y apportait non du feu, mais des allumettes glissées astucieusement dans un petit panier.

       A La Chapelle Neuve près de Baud, l’ange descendait depuis le clocher de Notre Dame de la Fosse jusqu’au calvaire où était allumé le feu de joie, non loin d'une fontaine monumentale (au moins trois mètres de haut). Ici c’est l’électrification du bourg en 1930 qui mettra fin à la tradition pyrophore. La première année, on enlève les fils électrique qui gènent la descente de l’ange, mais devant l’ampleur du travail, l’expérience ne sera pas renouvelée.Gratifié en 1613 d'une indulgence par le pape Paul V, le pèlerinage de Notre Dame de la Fosse était très fréquenté. Un cantique daté de 1749 décrit le pardon tout au long de ses 33 couplets. La Chapelle-Neuve dépend alors de la paroisse de Plumelin.

Il est difficile de ne pas parler de la « Pistolance » Malgré une tentative de suppression depuis Paris, cette tradition s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIX ème siècle dans le Pays Pourlet : à Kernascléden, St Nicolas de Priziac, Notre-Dame de Pénéty en Persquen et Notre-Dame de Crénénan en Ploerdut. En haut du feu de joie on mettait une effigie en carton ou en paille du Prince d’Orange. Effigie qui devait être abattue sous le regard bienveillant du clergé d’un coup de pistolet (d’où son nom) après que l’on aie mis le feu au bûcher.
        Le prince d’Orange symbolisait Guillaume d’Orange dont la rumeur de la mort lors de la bataille de La Boyne en 1690 avait été célébrée par des feux de joie dans tout le royaume.
         Des paroisses du Pays Pourlet en récupérèrent le geste dont on retrouve le rite annuel dans les pardons des  XVIII ème et XIX ème siècles.


       Aujourd’hui il reste encore en Basse-Bretagne huit pardons où l’on maintien la tradition de l’ange pyrophore. Il reste à souhaiter que cette tradition se prolonge encore longtemps en Bretagne et même qu’elle reprenne là où elle a été interrompue

 

 

11 avril 2012

Notre Dame de Quelven à Guern

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L’ange de Notre Dame de Quelven en Guern est sans doute le plus célèbre, on a pu le voir dans des magazines nationaux et aussi étrangers. En 1976 il apparaît longuement à la télévision régionale lors d’un reportage sur le pardon. Enfin, consécration suprême, il descend à Bombay du haut de la porte de l’Inde en 1989 lors d’une manifestation de l’Alliance Fraaise. Le pardon de Notre-Dame de Quelven qui a pris son essor en 1451 grâce à une indulgence accordée par le Pape, est célébré le 15 août. Il est le troisième du diocèse de Vannes par son importance après ceux de Ste Anne d’Auray et de Josselin.Depuis 1982, est célébrée une messe entièrement en breton. La basilique haute de 75 mètres, renferme de nombreux trésors en particulier une magnifique Vierge ouvrante sauvée de justesse d’une destruction certaine sous la Terreur. L’ange descend trois fois après les vêpres, mais une répétition a lieu le dimanche précédent lors du «petit pardon ». Elie Corlay qui veille sur l’ange depuis fort longtemps doit gravir 188 marches en pierre, puis 75 marches en bois pour venir actionner un mécanisme impressionnant : l’ange devant parcourir au milieu des pétards plus de 140 mètres pour apporter le feu à celui qui préside le pardon (souvent un évêque). Muet durant un siècle l’orgue accompagne de nouveau depuis 2001 les cantiques bretons. Notre-Dame de Quelven est très vénérée sur la côte : on voit portée en procession, une Frégate construite en 1746 à Locmiquélic qui alors faisait partie de Riantec. Le cantique à Notre-Dame rapporte qu’ils étaient 400 hommes sur le navire en perdition et qu’ils eurent la vie sauve après s’être voués à la Madone.

11 avril 2012

La Ferrière en Pluméliau

A Pluméliau le dernier dimanche d’août, c’est curieusement comme à Florence, une colombe et non un ange qui apporte le feu depuis la fin du XIX ème siècle au pardon de la Ferrière.Ce pardon est joliment baptisé pardon des noisettes car cet à cette date que débute la cueillette de ce fruit délicieux. On ajoutait si la récolte était abondante: "année de noisettes, année de mariages"  Interrompue ici aussi durant la guerre de 14-18 faute d’hommes pour actionner le mécanisme, la tradition a heureusement repris en 1930,la colombe descendait tout d'abord dans le champ en contrebas après un "vol" de 200 mètres. Aujourd'hui elle arrive plus sagement près des chapiteaux où seront servis par les Amis de la chapelle 900 parts de "rost-er-forn". Le bénéfice servira à la restauration de la chapelle St Eutrope et de ses deux fontaines. Commencée au XV ème siècle la chapelle est sous le double patronage de Notre Dame et de St Eutrope, évêque de Saintes invoqué contre l’hydropysie et par les estropiés. On y devine une piscine baptismale intérieure couverte depuis longtemps. Ce pardon est très fréquenté par les paroissiens de Remungol et Moustoir-Remungol dont la chapelle est très proche.

 

11 avril 2012

Remerciements

Remerciements


- M. et Mme Yves Le Barz de Goudelin

- Georges Provost de l’Université de Haute-Bretagne

- Jorj Belz de Pontivy

- Erwan Bodiguel de St Nolff

- M. le curé de Guingamp
 
- Les bibliothèques nationales de Rome et de Vitoria

- Marie France Bonniec de Guern

- Albert Samson de La Chapelle Neuve

- Geneviève Audren de Ploemel

- Pierre Joubin de Vannes
 
- La famille Tuarze de Riantec

- M.l'abbé Paul Gouzerh de Riantec

- Thérèse Le Mouel de Noyal-Pontivy

    - Eric Tristan de Saint Jean du doigt
   
    - Jean-Luc Even de La Ferrière en Plumeliau

    - Albert Taldir de Noyal-Pontivy

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11 avril 2012

Bibliographie

 

Bibliographie

 
- Georges Provost. La fête et le sacré. Pardons et Pèlerinages de Bretagne aux XVII et XVIII èmes siècles

- André Hamard dans revue Ecclesia 1961

- Chanoine Danigo. Eglises et chapelles des pays de Baud, Cléguérec et Guémené

- Anatole Le Braz. Au pays des pardons

- Guillotin de Corson. Pardons et Pèlerinages de Basse –Bretagne

- Michel de Galzain. Des pardons pas comme les autres et Chapelles de nos saints

- Revue Ar Men numéro 60

- H-F Buffet. En Bretagne Morbihannaise

- J . Baudry. Histoire de N-D de Rostrenen

- Charles Floquet.  Guern au cours des siècles                                           

 

11 avril 2012

Crénénan en Ploerdut

Notre Dame de Crénénan en Ploerdut (Crenn an anaon : le tertre des morts ) a été bâtie sur une colline élevée au-dessus du Scorff, au XVII ème siècle à l’emplacement d’une autre chapelle datée de 1280 dont il reste quelques traces. On peut y voir un âne jouant du biniou. Le pardon avait lieu autrefois le 15 août comme à N-D de Quelven que l’on aperçoit depuis le clocher de Crénénan. De nombreux pèlerins assistaient d’ailleurs aux deux pardons. Comme dans beaucoup de pardons, certains se versaient de l’eau de la fontaine sacrée dans les manches pour être plus vigoureux. Des messes étaient célébrées sans interruption depuis 3 heures du matin. Ici aussi du bétail enrubanné vendu aux enchères l'année précédente suivait le parcours de la procession. N-D de Crénénan était invoquée autrefois contre le feu et la foudre, récemment on y a ajouté la guerre et les bombardements. La tradition de la Pistolance s’y prolongea jusqu’à la moitié du XIX ème siècle Aujourd’hui le pardon se déroule le dimanche suivant le 15 août et il est encore très suivi. Il s’ouvre par les vêpres du samedi soir, l’ange descend après celles du dimanche après midi. On peut y voir de curieuses caves à cidre à encorbellement, bâties en pierres sèches en 1840 et utilisées lors des pardons, elles ont été restaurées récemment avec bonheur.

 

                                           


11 avril 2012

Origines de la tradition

Origines

Cette tradition de l’ange pyrophore (qui apporte le feu ) est manifestement d’origine urbaine. On sait qu’à Rennes en 1660, le dimanche 18 juillet, lors des festivités organisées pour le mariage de Louis XIV, «un dragon descendit du gros horloge pour allumer le feu du Champ- Jacquet » En 1740 à Guingamp, il est fait mention pour la première fois d’un ange qui allume le feu, puis c’est à St Jean du Doigt qu’en 1764 on voit dans les comptes «le serpent pour allumer le feu la veille de la St Jean ».


En fait, c’est probablement à Florence en Italie qu’il faut chercher l’origine de cette pyrotechnie. Là-bas, le dimanche de Pâques dans l’église du Dôme, au moment du Gloria, l’Archevêque met au moyen du cierge pascal le feu à une fusée qui a la forme d’une colombe. Depuis les hauteurs du maître-autel cette colombe glisse le long d’un filin jusqu’à un char de deux étages apporté le matin devant le portail du Dôme, tiré par quatre bœufs blancs décorés de rubans de couleurs.

 

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En frappant le char la colombe met le feu à toute une série de pétards sur les deux étages, tout en allumant une deuxième fusée qui la fait repartir en sens inverse. Si le parcours se déroule sans problème, la récolte sera bonne, si au contraire la colombe s’arrête en chemin, le raisin sera malade, les olives pauvres et les greniers vides. On doit cette tradition qui n’a pas d’équivalent en Italie, à la famille de Pazzino de Pazzi qui voulu ainsi honorer un ancêtre qui s’était distingué en 1101 en Terre Sainte lors d’une Croisade. Là-bas il aurait reçu de Godefroy de Bouillon en récompense de sa bravoure, trois pierres venant du Saint Sépulcre. Rapportées précieusement à Florence, elles servent depuis lors à provoquer les étincelles permettant d’allumer le feu nouveau.

Le char actuel fut construit en 1679 pour remplacer un autre déjà mentionné en 1494, qui s’était effondré dans les rues de Florence. Tout en bois, il mesure 12 mètres de haut pour 3,50 de long.

La colombe apparaît pour la première fois sous le Pontificat de Léon X (1513-1521 ). Cette tradition est connue sous le nom de « Scoppio del carro ».

 

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4 avril 2012

Locjean

A Riantec au village de Locjean sur les bords du Riant qui donne son nom à la commune, c'est comme à la Ferrière une colombe qui descend depuis un mât fixé dans l'angle nord-est de la chapelle, jusqu'à la fontaine en contrebas.Sans doute en raison de la proximité de la côte, la colombe ressemble d'ailleurs beaucoup à ...une mouette !

La chapelle a été bâtie en 1884 comme l'atteste une inscription dans une fenêtre de la sacristie. C'est sans doute peu après cette date que la tradition de la colombe a débuté.

Autrefois s'élevait une autre chapelle dont on retrouve quelques pierres dans la construction actuelle, elle était dédiée à St Jean l'évangéliste que l'on fête en décembre, époque peu propice aux festivités d'un pardon. La nouvelle chapelle passe donc sous le vocable de St Jean Baptiste fêté le 24 Juin. C'est le dimanche qui suit cette date que se déroule le pardon.

La messe est animée par un groupe de chanteurs bretonnants. Un ingénieux mécanisme actionné depuis le grenier de la sacristie permet la descente et la remontée de la colombe à trois reprises. Curieusement l'opérateur ne voit pas la colombe, il a donc installé des repères sur la corde qui lui indiquent où elle est arrivée et c'est la détonation du premier pétard qui donne le départ du mouvement.

Depuis plusieurs générations, c'est la famille Tuarze qui veille sur la colombe. Les plus âgés des pèlerins se souviennent de Louis Tuarze qui tirait en l'air un coup de fusil de chasse avant de faire descendre la colombe ( ailleurs on se contente d'un simple pétard ) . La colombe tenait en son bec un bénitier avec lequel le célébrant aspergeait la foule.

4 avril 2012

Notre dame de l'Isle

Le pardon de Notre Dame de l’Isle à Goudelin a lieu le deuxième dimanche de Juillet et se déroule sur trois jours. Le samedi soir après la messe et la veillée, l’ange descend lentement, majestueux, depuis le clocher de la chapelle sur un câble long de cent mètres, tenant un cierge que l’on va porter en procession jusqu’au tantad dont le bois a été apporté le jour même par deux questeurs de bois. Le feu sera allumé conjointement par le pardonneur et par le maire de la commune. Suivra un magnifique feu d’artifice.

Ici la tradition a été apportée au milieu du XIX ème siècle par un vicaire venant de St Jean du Doigt et nommé à Goudelin. 

Le pardon se poursuit le Dimanche par une messe et par une fête profane, puis le Lundi journée dédiée à St Eloi saint patron des maréchaux-ferrants, ce qui explique la présence de chevaux qui après avoir reçu la bénédiction du célébrant, vont se baigner avec leurs cavaliers dans l’étang de la chapelle.

La chapelle actuelle date du XVI ème siècle quand un moine de l'abbaye de Beauport vint s'établir à Goudelin et débuta la construction de l'édifice  dont il reste aujourd'hui la tour classée aux Monuments Historiques en 1913. Elle culmine à 32 mètres et c'est du haut de cette tour que s'élance l'ange du pardon.

Si  parfois on débat encore du sexe des anges, pas de "querelles byzantines" à Goudelin où le doute n'est pas permis, l'ange pyrophore est bien un garçon!

C’est une indulgence de Mgr Augustin David évêque de St Brieuc et Tréguier et une autre du St Père Pie IX qui donnèrent de l’importance au pardon de Goudelin

 

   Voir l' excellent site   des animateurs du pardon
www.kanerien-an-enez.asso.fr/leskanerien/pageschanteurs/indexkanerien.htm

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